BETH HABAD
CHNE OR
17-23
rue du Clos Bénard
93300 Aubervilliers
Tél: 01 43 52 48 41
Fax: 01 43 52 77 09
Pour la
Refoua Chléma de
Yossef Its'hak ben Myriam |
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'HOUMACH |
Moché raconte au peuple comment il implora D.ieu afin qu'il lui soit permis d'entrer sur la terre d'Israël. Mais D.ieu lui opposa un refus, lui commandant de gravir une montagne pour apercevoir, de son sommet, la Terre Promise. |
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TEHILIM |
| Lire les Tehilim 109 (קט) et 39 à 43 (לט-מג) |
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TANYA |
Igueret Hakodech: chapitre 3
L'Admour Hazaken décrit dans cette lettre les effets réalisés par les dons à la charité (Tsedaka). Commentant le verset «Il se revêt de la Tsedaka comme d'une cotte de mailles, et un casque du salut sur Sa tête», l'Admour Hazaken explique qu'une cotte de mailles est constituée d'un ensemble d'écailles qui empêchent les flèches de pénétrer en recouvrant les trous et, que l'effet de la Tsedaka est identique. En effet, dans cette parabole, la charité comprend un élément qui correspond aux écailles de la cotte de mailles et un élément qui correspond aux trous. L'accomplissement des Mitsvot pourvoit l'âme de vêtements qui lui permettent de percevoir l'éclat de D.ieu dans le Gan Eden. La Tsedaka est considérée comme la plus grande des Mitsvot. La réalisation des commandements, et donc celui de la charité en tout premier lieu, permet d'attirer le niveau de dévoilement infini de la lumière de D.ieu. Mais celle-ci ne peut descendre en ce monde qui est limité, ainsi, c'est en ce sens qu'il est dit qu'aucune récompense pour l'accomplissement des commandements ne peut exister en ce monde car la lumière qui en découle ne peut être perçu. Une fois que la lumière transcendante s'est manifestée en ce monde elle est reflétée afin de boucher le trou, privant ainsi les forces du mal de toutes ressources. Ainsi la charité produit elle-même les trous (la possibilité pour la lumière infinie de se dévoiler en ce monde) et les écailles (la protection empêchant les forces du mal de tirer profit de la lumière infinie se dévoilant par l'action de la charité). |
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SEFER HAMITSVOT (Rambam) |
Mitsva positive N° 220 : Il s'agit du commandement qui nous a été ordonné concernant le jugement du séducteur. Mitsva positive N° 218 : Il s'agit du commandement selon lequel celui qui abuse d'une fille [vierge] doit l'épouser. Mitsva négative N° 358 : Il est défendu à celui qui a abusé d'une vierge non fiancée de répudier cette dernière. Mitsva positive N° 219 : Il s'agit du commandement relatif à celui qui calomnie [la jeune fille vierge qu'il a épousée et dont il prétend qu'elle n'était pas vierge] nous enjoignant de la battre et selon lequel sa femme restera avec lui. Mitsva négative N° 359 : C'est l'interdiction qui a été faite au calomniateur de répudier sa femme. |
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HAYOM YOM |
La lettre introduite par les mots "Pote'hin Bibra'ha" fut écrite dix ans avant celle qui commence par "Katonti". (La lettre "Pote'hin Bibra'ha" constitue l'étude du Tanya de ce jour. Elle introduit, en effet, la quatrième partie du Tanya, Igueret Hakodech, dont elle est la première lettre. La seconde "Katonti" fut écrite par l'Admour Hazaken après son retour de la captivité de Petersbourg, en 5559-1799.) |
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LA HALAHA DU JOUR |
Lois de la veille de Ticha Beav: cette année lundi 19 juillet (3)
Etude de 'la Torah
- Après 'Hatsot, c'est-à-dire le milieu de la journée (soit 13h57 pour Paris et sa région), il conviendra de n'étudier que des sujets autorisés à l'étude lors de Ticha Beav comme le Livre de Job, les sujets tristes du Livre de Jérémie, le Midrach E'ha (sur le Livre des Lamentations)... - A priori on étudiera 'Hitat, Rambam et les sujets liés à la construction du Beth Hamikdach avant 'Hatsot. A posteriori, on pourra les étudier jusqu'à la Chekia (soit 21h45 -également heure du début du jeûne- pour Paris et sa région) - En ce jour, on fait un Siyoum (conclusion d'un traité du Talmud, qui permet d'ajouter de la joie en ces jours difficiles) Min'ha
- On priera Min'ha plus tôt qu'à l'accoutumée afin de pouvoir manger le repas de clôture (Séouda Hamafséket) qui précède le début du jeûne. |
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MACHIA'H & DELIVRANCE |
«Ce sont là les paroles que Moché adressa à tout Israël en deçà du Jourdain, dans le désert...» D.ieu reproduira à Tsion, au retour de l'exil, tous les miracles qu'Il a faits dans le désert. Dans le désert, il est dit: «Et tout le peuple vit les voix.» Au sujet de Tsion, il est écrit: «Voix d'allégresse, voix de joie, voix du marié, voix de la mariée...» Dans le désert, il est dit: «La terre trembla.» Au sujet de Tsion, il est écrit: «Je ferai trembler ciel et terre.» Dans le désert, il est dit: «Et Hachem marche devant eux.» Au sujet de Tsion, il est écrit: «Hachem va à leur devant.» Dans le désert, il est dit: «Car D.ieu se réjouira, avec toi, de nouveau.» Au sujet de Tsion, il est écrit: «Je résiderai dans Yérouchalayim et Je me réjouirai avec Mon peuple.» Toutes les consolations d'Isaïe sont doubles: «Consolez ! Consolez Mon peuple !»: «Je suis, Je suis votre consolateur.»: « Réveille-toi ! Réveille-toi!»: «Je me réjouirai! Je me réjouirai de Mon peuple!»: «Tu fleuriras! Tu fleuriras!» |
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LA QUESTION AU RAV |
Les lois du deuil observées pour une personne disparue s'appliquent-elles à un Juif s'étant converti? Réponse:
Lorsqu'un Juif converti quitte ce monde d'une mort naturelle, on n'observe pas pour lui les lois du deuil. S'il meurt d'une mort qui n'est pas naturelle, les lois du deuil seront observées pour lui
Source: שולחן ערוך יורה דעה סימן שמה סעיף ה ובש"ך וברמ"א שם
Réponse donnée par le Rav Barou'h Belizinski (chabad.org.il) - Traduction assurée par la rédaction du Toramel |
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L'histoire de Chabbat |
Les deux frères
Bien sûr, tous les enfants connaissent l'histoire : il était une fois deux frères qui s'aimaient et qui partageaient un terrain. L'un était célibataire, l'autre était marié et avait plusieurs enfants : « Mon frère n'a pas d'enfants, qui s'occupera de lui quand il sera vieux ? Je vais lui donner une partie de ma récolte, sans qu'il s'en aperçoive », se dit l'un. L'autre réfléchissait de son côté : « Mon frère a une famille nombreuse à nourrir. Il a plus de besoins que moi. Je vais lui donner une partie de ma récolte sans qu'il s'en aperçoive ! » Chaque nuit, chacun des deux frères déposait une partie de sa récolte dans la grange de l'autre. Et aucun des deux ne comprenait pourquoi il lui restait autant de blé que la veille. Jusqu'à ce qu'une nuit, ce qui devait arriver arriva : les deux frères se rencontrèrent, comprirent ce qui s'était passé et s'embrassèrent. C'est à cet endroit que fut construit le « Beth Hamikdach », le Temple de Jérusalem qui sera reconstruit grâce à l'amour gratuit entre tous les Juifs...
En été 1943, nous habitions dans une seule pièce à Denau, dans le Tadjikistan, avec notre fillette de sept mois, Blimka. Nous nous considérions comme privilégiés de n'être pas obligés de partager cette pièce avec une ou même deux autres familles comme cela arrivait souvent en Union soviétique. L'entreprise dans laquelle travaillait mon mari possédait sa propre boulangerie et nous recevions donc assez régulièrement notre ration quotidienne de 400 gr de pain de bonne qualité. Nous possédions même un petit lopin de terre derrière la maison : il fallait l'arroser, enlever les mauvaises herbes, semer mais finalement nous pouvions récolter quelques légumes. J'avais rencontré Yohanan Chaoul en 1941 dans un camp de réfugiés et nous nous étions mariés peu après. Tous les deux, nous avions pratiquement perdu tous les membres de nos familles. Cependant, mon mari était persuadé que son frère Mucek avait réussi à survivre. Mais où ? C'est alors, en 1943, que nous avons reçu une lettre de Mucek : il était professeur de mathématiques et sa femme Elza enseignait l'histoire. Ils vinrent s'installer près de chez nous et la réunion entre les deux frères fut un moment d'intense émotion. Nous espérions qu'ils s'installeraient dans notre village mais peu après, Mucek reçut une proposition de travail dans un village situé à environ trois heures de Denau ; nous continuions cependant à nous voir très souvent. En novembre 1943, grâce à un don inespéré (toute une histoire en soi), nous avons acheté une chèvre noire avec des taches blanches : nous l'avons appelée «Charnula», ce qui signifie «la Noirotte». Cette chèvre nous donnait du bon lait, utile pour l'alimentation de notre fille. Et le surplus nous permettait d'acheter d'autres aliments. Mucek et Elza avaient compris l'importance et l'utilité de cette acquisition : Elza vendit alors une de ses magnifiques robes qu'elle avait elle-même tricotée de ses doigts de fée et confia l'argent à mon mari pour qu'il lui achète une chèvre à la foire. A la fin janvier 1944, mon mari rapporta à la maison une chèvre blanche avec des taches noires : je l'attachai avec une corde à un arbre dans la cour, rentrai quelques minutes à la maison pour m'occuper de ma fille et, quand je retournai à la cour, la chèvre avait disparu. Atterrée, je regardai à droite, à gauche puis aperçus au loin un homme qui s'éloignait à toute vitesse avec une chèvre, sans doute la chèvre que nous venions d'acquérir pour Mucek. Il m'était impossible de le rattraper ! Quand j'en informai mon mari, il réfléchit et dit : «Nous avions la chance de posséder une chèvre. Nous allons devoir apprendre à nous en passer!» - Mais c'est la chèvre de Mucek qui a été volée ! - Je sais ! Mais nous devons ressentir cela comme si c'était la nôtre ! - Bien sûr ! Je suis terriblement désolée pour eux ! Mais au moins grâce à notre chèvre, nous avons du lait pour Blimka : sinon je serai obligée de me rendre à pied avec tes chaussures qui sont trop grandes pour moi (puisque je n'avais même plus de chaussures à ma taille depuis qu'une tempête avait fait s'envoler l'une d'elles) - à la cuisine de l'école pour obtenir le lait auquel ma fille a droit ! - Il est vrai que la chèvre volée était celle de Mucek. Mais il nous avait confié son argent ! Nous en sommes responsables ! Je sentais qu'il avait raison même si mes pieds pleuraient déjà devant l'épreuve qui les attendait. « De plus », continua mon mari (qui était un descendant de Rabbi Meïr de Premichlane), « nous leur dirons que c'est notre chèvre qui a été volée afin qu'ils acceptent plus facilement ! » « Pourquoi mentir ? » me demandai-je. « Et je n'aurais même pas la satisfaction de leur reconnaissance ? Mon mari ne pensait donc qu'à son frère, pas à moi ? » De fait je me rendais bien compte que si Mucek avait su la vérité, il n'aurait pas accepté la chèvre et c'était ce que j'espérais secrètement. Je savais que mon mari avait raison. Mais il avait encore une autre idée... «Nous n'allons rien dire du tout à Mucek. Nous lui donnerons la chèvre, le féliciterons pour sa nouvelle acquisition : ainsi il l'appréciera pleinement, sans se faire du souci pour nous !» Une logique irréfutable, j'en convenais. Mais... « Ne crois-tu pas que tu m'en demandes un peu trop ? » dis-je d'une voix étouffée. « Je ne suis qu'un être humain ! » « Exactement ! C'est bien pour cela que je te demande cette faveur ! Parce que tu es un être humain ! Etre humain, c'est agir avec courage, compassion et force ! Avec responsabilité, avec un amour inconditionnel des autres, en mettant tout en œuvre pour procurer du bonheur aux autres ! » Qu'auriez-vous dit à ma place ? Je me résignai... Mais au lieu de me sentir misérable, je me sentis heureuse, soulagée pour tout dire. Et tout s'arrangea relativement bien. Ma fille n'avait plus son verre de lait régulièrement mais elle grandit sans problème, bien qu'elle ait perdu son «jouet». Elevée par des parents satisfaits de leur bon choix et se contentant de ce qu'ils avaient, elle appréciait tout ce que la vie lui offrait. Ce n'est qu'en 1992, cinquante ans plus tard - dix sept ans après la mort de mon mari - que j'eus l'occasion et le courage d'en reparler avec mon beau-frère. «Quel homme extraordinaire était mon frère ! » s'exclama-t-il. « Quel dommage que je ne puisse plus le remercier!» Je réfléchis puis lui dis : «De fait, c'est encore possible. Même après sa mort, vous pouvez montrer votre appréciation de ses qualités merveilleuses. Racontez cette histoire autour de vous !» «C'est vrai!» reconnut-il. Et c'est exactement ce que moi je fais avec vous, chers lecteurs, aujourd'hui.
Batya Horn N'shei Chabad Newsletter traduite par Feiga Lubecki | |
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